Pour l’élevage des Daphnie
Elevage :
Deux techniques d’élevage permettent de multiplier les daphnies. La première qui intéresse l’aquariophile amateur simplement désireux de nourrie quelques poisson, se fait avec de petits bacs en verre collé. La seconde permet d’obtenir une production importante et se pratique avec un grand bac de plus de 200 litres, une mare ou un bassin.
En petits bacs :
Des 4 bacs de 20 litres nécessaires pour cet élevage, les deux premiers accueillent les crustacés et sont baptisés «bacs d’élevage », le troisième sert à la culture du phytoplancton et le dernier à l’entretien d’un milieu nutritif mixte. Installés dans une pièce dont la température est stabilisée entre 20 à 22°C et qui est bien éclairée par une fenêtre, ces bacs sont munis d’un éclairage collectif, soit 2 tubes fluo de 20 w qui fonctionnent au moins 16 heures par 24 heures pendant la mauvaise saison.
En grand bac ou bassin :
Dans un grand bac de plus de 200 litres, les conditions d’élevage sont considérablement simplifiées, car le milieu nutritif et le milieu d’élevage sont confondus. L’installation idéale correspond à deux bassins munis de vidanges, utilisés alternativement.
Parmi le petit matériel indispensable, figurent les tamis à daphnies qui permettent de les trier en fonction de leur taille, et une seringue hypodermique en verre, sans aiguille, de 10 cc qui permet de doser la nourriture et de préparer des milieux nutritifs.
Biologie, observation et soins
Un milieu nutritif riche :
Les daphnies se nourrissent de bactéries, de minuscules déchets organiques et d’algues microscopiques comme Euglena gracilis, E. rubra, Chlorella vulgaris, Volvox aureus… Il est donc indispensable de leur procurer un milieu riche en phytoplancton, en zooplancton et en déchets organiques. Un bac de 20 litres est rempli d’une eau vieille dans laquelle on ajoute en mélange 50 gr de fumier de canard, de mouton ou de cheval, 2 gr de levure de boulanger, 10 gr de croûtes de pain, 1 comprimé d’infusyl et 10 gouttes d’engrais liquides pour plantes d’appartement. Après une attente de 5 à 6 jours, 100 cc de cette préparation sont distribués tous les 2 jours dans le bac d’élevage de 20 litres. Le dosage peut augmenter ou diminuer en fonction de la consommation et de la richesse du milieu en micro-organismes.
La même préparation, à laquelle certains ajoutent quelques cc d’urine, est valable pour le bassin d’élevage, à condition bien entendu de multiplier les quantités par dix pour 200 litres. Lorsque le milieu est épuisé, les daphnies sont pêchées et transportées dans un nouveau milieu.
L’eau verte :
Le phytoplancton s’obtient assez facilement en pêchant dans une mare ou un étang quelques plantes aquatiques et des algues filamenteuses, en particulier des Spirogyres. Cette masse végétale, coupée en morceaux de quelques centimètres est fortement pressée au-dessus d’un petit bac contenant de l’eau d’une mare, préalablement filtrée. Ce milieu, additionné de 2 gouttes par litre d’engrais liquide pour plantes d’appartement, est installé dans un endroit clair et bien aéré, mais à l’abri des rayons directs du soleil. Dix jours plus tard, l’eau, devenue verte, peut être distribuée en complément du milieu mixte ou quand celui-ci est épuisé, à raison de 20 cc par litre du milieu d’élevage.
Parthénogenèse :
Quant les conditions sont favorables, les daphnies se reproduisent par parthénogenèse, c’est-à-dire que les œufs pondus par les femelles donnent naissance à d’autres femelles identiques à leur mère. Elles portent dans la région dorsale une sorte de poche incubatrice qui reçoit 3, 6 ou 8 œufs parthénogénétiques tous les 7 jours environ. Les jeunes ne passent pas par un état larvaire et ressemblent tout de suite à l’adulte.
Reproduction sexuée :
Lorsque les conditions de vie se modifient sensiblement, en raison d’un manque de nourriture, d’une variation du pH, d’un excès de CO2, d’une diminution de la photopériode en deçà de 10 heures par 24 heures ou encore d’un abaissement de la température au-dessous de 10°C, les femelles pondent des œufs qui engendrent des mâles. Elles peuvent alors s’accoupler et pondre dans leur poche incubatrice un ou deux œufs plus foncés, ou œufs d’hiver qui n’éclosent pas immédiatement. Ils se détachent enveloppés par une partie de la poche incubatrice qui est devenue chitineuse. Suivant la tension superficielle, ces éphippies coulent ou dérivent à la surface de l’eau. Sous cette forme, les œufs résistent aussi bien à la sécheresse de l’été qu’à la rigueur de l’hiver. Dès que les conditions sont à nouveau favorables, ils éclosent et donnent naissance à des femelles parthénogénétiques.
Leur croissance rapide est accompagnée de mues qui se produisent tous les trois jours environ. Elles en subissent ainsi 4 avant d’être en mesure de procréer elles-mêmes.
Hygiène et soins :
Dès que la mortalité augmente et que le pH descend au-dessous de 7, il est temps de repiquer la souche dans un milieu neuf. Aux daphnies issues de l’élevage doivent toujours être ajoutées quelques reproductrices qui renouvellent la souche.
La qualité de l’eau est particulièrement importante pour les daphnies. Aussi faute il garder une réserve d’une vingtaine de litres afin de compenser les pertes par évaporation. L’entretien ne présente aucune difficulté, mais le renouvellement du milieu nutritifs tous les 20 jours doit être scrupuleusement respecté.
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Si tu vois un con dans la journée, il se peut qu’il soit con. Par contre, si tu vois plus de deux cons dans la journée, il est intéressent de se pauser des questions.
La Bretagne 522 ans sous l’occupation Française.